La faisabilité des rêves

La faisabilité des rêves

A la croisée des mondes
J'en aperçus de plus beaux.

Il fallait mettre l'imaginaire à son service.
Il fallut pointer le doigt sur son objet précis,
Dessiner les contours, le rendre ainsi tangible,
Et le palper.

Là, rien n'est ordre et beauté.
Ailleurs, seulement, si j'y étais.

Je l'ai cherché
Cherche encore
Et chercherai ;
Tant et temps.

L'imaginer me rend ma liesse
Ne pas l'atteindre est frustration
Le fantasmer, sitôt, me complait.

Et vous alors?

Quid de nous?

L'atteindrai-je?
[seulement?]


# Posté le vendredi 26 juin 2009 18:01

Modifié le vendredi 26 juin 2009 19:24

Ce que je voulais te dire

Il y a mille et une choses que j'aurais voulu te dire...

Te dire que tu es fou et que tu t'es trompé.
Te dire que tu es con et que tu as tout raté.

Vois-tu, je n'ai pas su te le dire, pas eu le temps de te le faire comprendre.

Je ne voulais ni autel, ni alliance,
Ni projet, ni promesse à l'éternelle.

Je voulais toi,
Je voulais moi,
Je voulais nous,
A l'imparfait, un petit bout.

¤ Je nous voulais en un quotidien emplit de futilités attendrissantes et merveilleux de banalités.

¤ Je voulais me réveiller un matin à tes côtés, voir nos gueules endormies et en rire. T'embrasser alors que j'ai mauvaise haleine, juste comme ça, pour commencer la journée. Puis faire le petit déjeuner, te l'apporter au lit et tout renverser en trébuchant sur ton pantalon.
¤ Je voulais t'entendre hurler parce que ton café t'aurait brulé et te regarder t'énerver en me voyant rire de mes âneries pendant que toi tu changerais les draps.
¤ Je voulais me faire pardonner en t'enlevant sous la douche et mettre de l'eau partout à jouer comme un gamin, juste parce que c'est drôle.
¤ Je voulais préparer le pic-nique en écoutant Barbara et m'impatienter en t'attendant te préparer.
¤ Je voulais courir sur la plage et te balancer à la flotte. Te lancer des algues et rire des enfants que l'on gronde pour les mêmes bêtises.
¤ Je voulais te mettre de la crème solaire et te dessiner des dessins avec, juste pour que tu ais l'air con après. Et puis m'endormir et me réveiller cramé. Et t'entendre te payer ma tête. Et me voir bouder.
¤ Je voulais attendre là le coucher du soleil avec toi, juste parce que c'est beau et que c'est niaisement romantique. Et rentrer la nuit tombée en courant parce que j'ai froid et que toi tu as faim.
¤ Je voulais qu'on sorte et qu'on voit nos amis, qu'on boive et qu'on ne sache plus où l'on habite.
¤ Je voulais rentrer et te faire l'amour. Fumer une cigarette et poser ma tête contre ta poitrine. Écouter ton c½ur et te laisser t'endormir. Me tourner de mon côté du lit et m'endormir à mon tour. Et te donner du coude parce que tu ronfles.

Je ne voulais pas que tu m'aimes.
Je ne voulais pas qu'on se le dise.
Je voulais vivre l'instant et goûter ses plaisirs ;
Juste parce que c'est bon et que ça fait du bien.

Je ne voulais pas que tu me promettes de m'aimer et de m'épouser.
Je voulais seulement que tu acceptes de vivre l'instant.

Car moi, vois-tu, j'avais tout ça à donner et je voulais vivre avec toi tout ce que le présent nous aurait offert
De beau, de laid,
De rires, de larmes.


La passion ne souffre que de ses désillusions...



Ce que je voulais te dire

# Posté le vendredi 26 juin 2009 19:20

Modifié le lundi 13 juillet 2009 08:19

A toi...

A toi...

Rongée par un mal qui la dévorait
Et dont elle se refusait à admettre la cause;
Peu à peu, elle s'enlisa dans la folie
Et laissa la mort s'emparer de son corps.
Refusant d'avouer cet amour impossible,
Elle oublia les joies de sa vie passée.

Paradoxe malheureux que celui de l'amour!
Si beau aurait-il pu être,
Loin de la combler,
Loin de la guérir,
Il revêtit l'habit de la folie
Et l'entraina au tombeau.

Contemplant une ultime fois son visage usé par le chagrin,
Il songea à ce qu'il avait de tendre.
Témoin impuissant de sa mise en bière,
c'est alors qu'il comprit qu'il aimait la défunte.
Il l'aimait, nul doute. Il l'avait toujours aimé.
Hélas, il était trop tard.

Arraché au temps et au monde par la funeste vérité,
Il mordit dans la fleur de datura
Et laissa le poison s'infiltrer dans ses veines.
Dans un dernier souffle, il laissa couler une larme de joie.
S'ils n'avaient pu vivre leur amour dans cette vie,
Il s'en allait la rejoindre pour une idylle éternelle.

Et sur la stèle des amoureux défunts,
On fit graver ces mots, leur histoire,
Afin que la tragédie ne se répéta point.

" Amoureux ignorant, en proie à un destin funeste,
Oubliés de Vénus, en ce monde,
Folie et datura enfermèrent au tombeau
Leur passion inassouvie, leur amour incompris.
Orcus et Pluton ne livrez plus bataille à Vénus,
Puisse-t-il vous plaire de laisser aux amants,
Le temps de s'épancher, s'aimer et s'adorer."

# Posté le lundi 02 février 2009 11:12

Modifié le vendredi 26 juin 2009 17:56

Chaolyptique

Chaolyptique






C'est alors que le temps se suspendit.
Le ciel s'obscurcit.
Tout ce que le monde avait de beau
S'anéantit.

Le chaos s'installa.
Le vide avait repris sa place.

La Nature n'a pas horreur du vide.
Il est précisément son unique composant.

L'artifice fut déchu.
La peur, l'amour avaient disparu.
Tout était beau.
[enfin]

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 02 février 2009 11:02

Modifié le vendredi 26 juin 2009 18:07

Time to apologize ?

Time to apologize ?


Fou de croire qu'on est bon.
Lache plutôt de penser qu'on est sain.



Quand on deviens celui qu'on déteste,
Que reste-t-il à notre égo?

Quand je te fais ce que je t'interdisais,
Que reste-t-il de nos amours?

Rien - des miettes plutôt -
Un souvenir amer - érodé - au rythme de la trotteuse.



Idiot d'avoir cru que j'étais grand.
Hypocrite d'avoir imaginé que j'étais prêt.


[sorry]

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 24 décembre 2008 12:04

Des illusions

Des illusions


Je t'ai vu, là-vas, au loin,
Se pourrait-il que tu m'aies reconnu?

Je te regarde, le tien me fuis.
Pourquoi? Nous étions si jolis.

Tu te caches? Je te pourchasse.
Pourchasse moi : je me cache.

Je te vois, là-vas, au loin.
Se peut-il que tu m'aies reconnu?

Je te regarde, le tien me suis.
Partons! Nous sommes si jolis
.

# Posté le samedi 29 novembre 2008 19:54

Modifié le samedi 29 novembre 2008 20:27

L'inaccessible

L'inaccessible


L'inaccessible a ses mystères
Qui lui donne l'air d'être fier.



L'inaccessible joue les indéshabillables
Et ça le rend si désirable.



L'inaccessible est magnétique.
Il me résiste. C'est magnifique.



L'inaccessible en vaut la peine
Car il est tout ce que j'aime.


# Posté le vendredi 07 novembre 2008 19:17

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 10:17

Hauts le coeur et mots du coeur.

Hauts le coeur et mots du coeur.



Pesante atmosphère qui voyez grandir cette envie pressante de tout foutre en l'air.

Dire : « Merde ! »

Irrespirable atmosphère au sein de laquelle lutte, contre l'asphyxie, cette envie grondante d'envoyer promener tous les préjugés, - bien pis encore - de bouleverser toutes les certitudes superficielles et polluantes d'une vie trop conventionnelle.

Lui dire : « Merde ! »

Aigreurs putrides d'une atmosphère nauséabonde contre laquelle je m'arrache un dernier souffle pour maintenir l'équilibre précaire et branlant d'une position «border-line», suspendu quelque part entre sommets et abîmes du précipice sans fond de la déconfiture.

- « Merde ! »

Odeurs écoeurantes des plaies en putrescence de ce corps écorché, charcuté et émasculé, laissé là, comme abandonné à son bain de vomissures moisies et décomposées, à ce point insupportables que même la mouche bleue - pourtant arthropode nécrophage par essence - se dégoutte à y déposer ses larves affamées de chairs suintantes de décomposition.

Perte de connaissance ; conscience fuyante.

Silence... Je suffoque...
Décélération progressive du pou... Ataraxie passagère imputable au manque d'oxygène dont souffre l'encéphale... Sensation de bien-être croissante... Puis... Stop : instinct de survie, bouffées d'air déchirant la plèvre, synapses assaillis d'un millier de signaux sensoriels, pupilles réceptives qui se brûlent à la lumière étrangement rassurante du jour... Respiration calme, lente, détendue...
Je suis, et je réfléchie !

...

Renverser ma vie. M'arrêter. Repartir. Écrire.
Et reconstruire Ou construire, plutôt ! Mais, construire pour ce qui compte vraiment.
Construire avec ce qui est. M'épanouir dans ce qu'il me faut. Écrire.

Prendre de l'altitude, tourner mon regard vers Vous, Orienter mon objectif vers votre force, et me nourrir de votre essence.

Vous dire : « Je vous adore ! »

Lettres, mots, virgules et guillemets ; points d'interrogations qui ponctuez mes doutes, points d'exclamations qui marquez, par votre éclair saillant, mes émotions les plus vives, points de suspension qui ne finissez plus mes réflexions et points à la ligne qui se jouez de mes alinéas ; vous me ravissez. Parenthèses qui coupez mes développements pour interroger mes déclarations exclamées de certitude ; vous m'amusez. Points-virgules qui ponctuez de votre césure mes hémistiches farfelus, vous m'êtes précieux. Virgules chéries qui, d'asyndète, renvoyez au placard mes conjonctions et adverbes : vous m'émoustillez. Quant à vous, esperluettes ravissantes qui, de vos courbes raffinées, reliez mes compagnies, vous êtes mon point G.

Pourtant, vous parler d'amour insatisfait.

Vous qui m'êtes chers, vous que je dévore chez ces génies qui vous subliment ;
Vous qui me transportez, couchés avec douceur ou violence par la plume de ces artistes adulés ;
Vocables chéris, pourquoi me résistez-vous?
Vous êtes si parfaits, lorsque vous empruntez leurs esprits, pourquoi ne pas m'avoir dit : « oui »?

Frustration amère et grandissante dans ces heures lunaires où je pense à vous, songe à vous et me nourris de vous ... Mais où vous n'êtes au rendez-vous.

Tant d'émotions dévorantes, de souffrances passionnantes, de rêveries funestes que vous me refusez de décrire avec art.
Refus unilatéral catégorique, comme autant de coups portés à la plaie sanguinolente d'une inspiration frustrée.

Je vous déteste, comme je vous aime : avec passion !


[Tremblez ; je vous conquérrai]

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 07:29

Modifié le vendredi 31 octobre 2008 15:01

Incandescences mémorielles

Incandescences mémorielles


Vos nuits d'amour sont des poisons indélébiles,
Des souvenirs acides et écorchés qui hantent mes nuits,
Chloridricités sentimentales gravées là,
Dans ma mémoire ciselée.


Oui, je me souviens de vous.
Vos yeux, vos mains, vos lèvres me poursuivent.
[Et j'en rêve]


Et moi? Qui ne suis, à vos mémoires esquintées,
Qu'Une Nuit ;
Une Nuit d'étreintes charnelles, parmi des Milliers d'autres ;
Un réconfort après l'Ennuie ; Une bataille dans
La Nuit.
Qui, aussitôt passée, est aussitôt, oubliée.
[Et j'en crève]


Pourtant...
- " Vous revoir!
- Rien qu'un soir ?"
[Rires]


# Posté le dimanche 26 octobre 2008 18:39

Modifié le vendredi 31 octobre 2008 15:02

Absurdités sentimentales.

Absurdités sentimentales.
[Fragments de vie]

- " Pourquoi tu ne m'aimes pas?
- Mais si, je t'aime! Qu'est-ce que tu racontes, ENCORE ?
- Tu m'aimes? Prouve-le!
- Fous-moi la paix!"


[Pleurs]

Mes cris t'exaspèrent? Ton silence me terrifie!
Crois-tu qu'on aime ainsi? Sans effort, sans soucis?
Ne le vois-tu pas ; que je suis las de tout ça?

Mais rassures-toi! Car en réalité, moi non plus, je ne t'aime pas.
J'aime cet autre que je voudrais que tu sois.
J'aime cet autre, que tu n'es pas.

Et ça ne me va pas.
Laisse.
Laisse-moi!


[Retour en arrière]

Rencontre : Regards. Désirs. Rougeurs. Baisers... Espoir!
Construction : Passion. Partage. Concession. Rêve... Amour?
Chute : Doutes. Mensonges. Trahisons. Pleurs... Egoïsme?
Rupture : Cri. Violence. Déchirement. Vide... Désespoir!


[Prises de conscience?]

Quatre saisons pour aimer. Quatre saisons pour détester.
Suite et fin de l'histoire?
Si tu ne m'aimes pas. Si tu ne veux pas.
Quitte-moi. Oublie-moi.


[Solitude]

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 26 octobre 2008 18:16

Modifié le vendredi 31 octobre 2008 15:03